Chercheurs

Denis Miéville – Directeur honoraire du CdRS

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Après des études de mathématiques et de logique aux universités de Neuchâtel (Suisse) et de Bowling Green (Ohio, USA), Miéville soutient sa thèse de doctorat en 1984, à l’Université de Neuchâtel. L’intérêt qu’il porte au développement d’une logique naturelle et à sa formalisation, le conduit à étudier une théorie des classes collectives ainsi que les fondements d’une logique des propositions et des prédicats maximale. L’expression de cette réflexion constituera le thème de sa thèse : « Un développement des systèmes logiques de Stanislaw Lesniewski : protothétique, ontologie et méréologie ».

Nommé professeur ordinaire à l’Université de Neuchâtel en 1987 (il en sera le recteur de 1999 à 2003), il enseigne la logique et y dirige le Centre de recherches sémiologiques. Reconnu comme un des experts mondiaux des logiques de Lesniewski, il n’a de cesse de présenter ces systèmes développementaux qui ont l’avantage d’être dynamiques, universelles, libres et d’ordre supérieur. Par ailleurs, en développant une théorie des catégories syntaxico-sémantiques, il précise une méthodologie à même de mettre en évidence les indices des opérations logico-discursives présente dans un texte et propose un mode de représentation des organisations argumentativo-raisonnées.

Ses intérêts le portent tout naturellement à comprendre toujours davantage la manière avec laquelle la pensée en discours crée du sens et l’inscrit dans des réseaux de raisonnement. C’est une des raisons qui l’on conduit à étudier notamment des procédures discursives propres à élaborer des connaissances nouvelles, telles les procédures procédant par analogie ou celles structurant les définitions créatives. Très sensible à l’aspect gnoséologique de la connaissance, il s’intéresse avec passion à la manière dont un concept se développe progressivement pour se cristalliser à l’image d’une entité stable à un moment de son histoire.

Le professeur Miéville a enseigné dans diverses universités dont, notamment, celles de Genève, Rennes et Iasi, une université qui lui a décerné le grade de Docteur honoris causa en 2003. Il a également reçu le titre de certificat d’honneur de la francophonie, en 2001.

Équipe de recherche

Rebecca Bendjama

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Rebecca Bendjama suit une formation en sciences sociales à l’Université de Lausanne, avec un intérêt pour les branches mathématiques, la sociologie de l’éducation et la sociologie des émotions. Son mémoire de licence porte sur la gestion des pleurs (2006). En 2009, elle obtient un poste d’assistante-doctorante à la chaire de logique de l’Université de Neuchâtel, auprès du professeur Denis Miéville. Elle dépose un projet de thèse sur la déconstruction du genre dans la presse féministe (2010). Le projet a pour but d’analyser les spécificités des discours qui « déconstruisent » le genre.

La logique naturelle, par la théorie et la méthodologie qu’elle offre, permet de s’intéresser à ces discours qui ont pour caractéristique de se placer en opposition à des idées reçues à propos du genre ou en décalage avec des catégories de pensée liées au genre.